Un bombardier Dassault MD 311 Flamant fait ses premiers vols de l’année à l’aérodrome de Merville-Calonne

Un bombardier Dassault MD 311 Flamant fait ses premiers vols de l’année à l’aérodrome de Merville-Calonne.

En mars 2020, la météo a fait s’envoler le hangar de l’Amicale des Avions Anciens d’Albert (AAAA). Il ne restait alors que la structure métallique pour abriter l’aéronef et les pièces de maintenance. Aucun moyen d’hébergement sur place à court terme n’avait pu être trouvé pour cet avion de 68 ans, sensible à la corrosion.

L’Aéroclub de la Lys, ayant appris la détresse dans lequel se trouvait l’avion, a alors proposé un emplacement dans l’un des rares hangars de la région dont les dimensions permettaient d’accueillir cette machine historique. En septembre 2020, le MD311 a ainsi pu prendre ses quartiers dans le hangar dit « Allemand », hangar historique de la plateforme de Merville-Calonne.

Le Dassault Flamant a été construit à 325 exemplaires, en 3 versions. Premier avion à porter la marque Dassault, il est l’arrière-grand-père des Falcons Mirages ou Rafales. Au total, il reste à l’heure actuelle 7 Flamants en état de vol, dont 2 en version de bombardement, ce qui fait de ce Bombardier un appareil assez unique. Il est le 2ème MD 311 sorti des chaînes d’assemblage de Bordeaux. Le prototype du Flamant a volé en 1949, et cet avion détenu par l’amicale d’Albert, immatriculé F-AZKT, a été construit en 1952.

L’aéronef, d’une masse maxi au décollage d’environ 6 tonnes, est équipé de deux moteurs Renault 12T06, développant 620 chevaux chacun. 21 mètres d’envergure, 4,5 mètres de haut et 13 mètres de long en font un appareil qui ne passe pas inaperçu sur un parking. De nombreux éléments d’origine de l’avion sont en état de fonctionnement, d’autres ont été modernisés pour assurer la sécurité des vols et la conformité réglementaire. Le F-AZKT a servi son pays durant les conflits d’après-guerre, puis a formé les navigants à partir de la base de Francazal (Toulouse).

Mis en retraite au musée à la fin des années 70, il fut remis en état de vol en 2003. Il a été vu, depuis, sur de nombreux meetings en France et en Europe.

Son entretien occupe 800 heures environ de travail par an à la vingtaine de bénévoles de l’Amicale des Avions Anciens d’Albert. La mise en vol, quant à elle, nécessite un équipage de 4 personnes au minimum et les vols ne sont jamais faits à moins de 2 à bord, par mesure de sécurité.

Depuis l’arrivée de l’avion à l’aérodrome de Merville-Calonne, de nombreux passionnés d’aviation sont venus le découvrir côté piste, réservé aux usagers de la plateforme : membres des associations des aéroclubs, propriétaires privés, élèves du Brevet d’Initiation Aéronautique avec leurs encadrants ou personnel de l’aérodrome.

L’association 4A espère le faire découvrir à un  public plus large lors d’un prochain meeting.

 

 

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